Philippe Scialom - Psychologue Psychothérapie - Psychologie - Psychanalyse - Psychomotricité Enseignement - Cours - Articles - Guidance - Informations - Aides Parents - Enfants - Ados - Etudiants
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La place de la psychomotricité en gériatrie

 

La place de la psychomotricité dans le domaine de la gériatrie varie en fonction du type d’accueil. En effet, les axes de prise en charge en psychomotricité ne sont pas les mêmes selon la structure d’accueil :

-En hôpital de jour, le travail est centré sur la rééducation, la réadaptation, la stimulation et la préservation des capacités de la personne ;

-En EHPAD, l’accompagnement est global et s’inscrit sur le long terme;

-En unité mobile, le temps dont dispose le psychomotricien est court et l’objectif est le maintien à domicile.

Dans tous les cas, la prise en charge psychomotrice vise toujours à écouter les symptômes physiques et les signes psychiques et comportementaux du patient, à y mettre des mots et à en comprendre le sens. Ceci permet de créer une relation de confiance avec le patient, de pouvoir communiquer avec lui et ainsi de mieux l’aider dans les difficultés qu’il rencontre. Le patient doit être pris en compte dans sa globalité : il s’agit en effet de lui donner un sentiment d’unité.

L’objectif est également de redonner au patient un accès à ses sensations corporelles, de lui faire ressentir puis habiter son corps, tout en valorisant ses compétences. La valorisation permet d’augmenter la confiance en soi et ainsi de renarcissiser le patient. La prise en charge psychomotrice propose enfin un espace de parole, d’écoute et de soin relationnel.

 

En Hôpital de Jour, les objectifs sont plus précisément axés sur :

  • la rééducation motrice (post-chutes, marche, équilibre, posture, praxies),
  • la sensori-motricité (proprioception, kinesthésie, sensations tactiles, respiration, axe, dos),
  • la rééducation psychomotrice (stimulations cognitives et motrices, coordinations dynamiques générales et fines, relaxation, détente, toucher thérapeutique) 

Par ailleurs, l’accompagnement des familles est essentiel. En effet, les familles peuvent se retrouver désarmées face aux symptômes de leurs proches. Il est donc important de les conseiller pour les aider au mieux à comprendre et à gérer les souffrances de leurs proches. Il faut aussi leur proposer une écoute pour qu’elles puissent s’exprimer sur leurs propres ressentis d’aidants et leurs éventuelles difficultés. Les échanges pluridisciplinaires sont aussi pertinents : ils permettent de recueillir les points de vue de chaque professionnel et de réfléchir à la meilleure prise en charge possible, adaptée au patient. Le psychomotricien a pour rôle de mettre en évidence et d’expliquer les bonnes pratiques auprès de cette population (toucher, verbalisation).

 

 Le rôle du psychomotricien en gériatrie

 

A travers une écoute, une capacité d’empathie particulière, le psychomotricien créée une relation spécifique avec le patient. Il redonne du sens à ses symptômes et y met des mots. Il s’agit d’entrer en relation avec le patient afin de lui redonner un sentiment de « continuité d’existence ». Par ses actions (stimulations sensori-motrices) mais aussi par sa place en tant que repère (régularité des prises en charge : aspect spatio-temporel), le psychomotricien « amène de la vie » et de la cohérence auprès de ces patients.

Son rôle est aussi de réaliser des bilans permettant de mettre en évidence les capacités psychomotrices des patients à un instant t et aussi d’émettre des hypothèses sur leur évolution. Les bilans sont nécessaires pour mettre en place une prise en charge la plus appropriée possible.

Il a, de plus, un rôle de réassurance et de soutien, et met en avant les points forts et les points à améliorer. Le patient n’est pas toujours conscient de ses fragilités ni de ses compétences. Le psychomotricien va permettre cette prise de conscience et l’acceptation de ce « nouveau » corps. (Importance du questionnement autour du miroir dans la salle de psychomotricité : certains patients ne se reconnaissent pas).

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