Philippe Scialom - Psychologue Psychothérapie - Psychologie - Psychanalyse - Psychomotricité Enseignement - Cours - Articles - Guidance - Informations - Aides Parents - Enfants - Ados - Etudiants
Philippe Scialom - Psychologue Psychothérapie - Psychologie - Psychanalyse - PsychomotricitéEnseignement - Cours - Articles - Guidance - Informations - Aides Parents - Enfants - Ados - Etudiants

 

PRESENTATION DE LA PROFESSION

Suzanne CADOUX

 

C’est en 1830 qu’apparaît pour le première fois le mot « ORTHOPHONIE », vocable formé par le Docteur Marc COLOMBAT (1797-1851) lors de la création de l’Institut Orthophonique de Paris. On y traitait alors des déficiences purement fonctionnelles telles que la surdité, les troubles d’articulation ou le bégaiement. Mais c’est au début du XXème siècle, avec Madame S. Borel-Maisonny, grammairienne et phonéticienne, que le champ d’application de cette profession s’est développé et enrichi.

Les premiers centres de formations furent crées en 1955. Le statut d’auxiliaire médical est reconnu depuis 1964, ce métier est donc une profession « jeune ». Pour accéder au C.C.O (certificat de capacité d’orthophoniste), l’étudiant(e), bac en poche, devra passer l’examen d’aptitudes afin d’intégrer son école d’orthophonie (il y en a 16 actuellement en France). Ces écoles sont, pour la plupart des U.E.R. médicales ou des U.E.R. techniques de réadaptation.

L’examen d’aptitudes, qui est un concours, se décompose en deux parties : une partie écrite suivie selon admissibilité d’une partie orale. Le taux de réussite au concours est inférieur à 10%. Les études durent quatre petites années. 1640 heures d'enseignement théorique et 1200 heures de stages y sont proposées. Un mémoire de fin de cycle vient couronner la fin de l’enseignement!

 

L’orthophoniste est un thérapeute, spécialiste des troubles de la communication liés à la voix, à la parole et au langage (oral et écrit). Ses compétences peuvent être aussi sollicitées en matière de déglutition et de motricité bucco-faciale. Il intervient donc sur différents domaines. De ce fait, son champ de compétences est assez étendu, et jouxte avec d’autres professions (psychomotricité, psychologie, ergothérapie…). Son travail doit donc s’effectuer en lien avec ces différents professionnels. Il a aussi un rôle de prévention des troubles : de plus en plus, cet aspect de la profession se développe (prévention en crèche, dépistage à l’école primaire…).

Les orthophonistes travaillent à majorité en cabinet libéral, mais certains ont un poste dans les hôpitaux, les centres de rééducation fonctionnelle, les CAMSP, les CMP…

 

 

A QUI S’ADRESSE L’ORTHOPHONIE ?

 

-au jeune enfant : prévention des troubles du langage, dépistage des troubles de communication, prise en charge des troubles d’articulation (difficulté à produire les sons français) et ou retard de parole/ langage/ dysphasie.

 

-à l’enfant handicapé (autisme, trisomie 21, syndromes génétiques, enfant IMC…) pour l’aider à développer une communication et un langage fonctionnel (par exemple, à travers la mise en place d’un tableau de communication avec des pictogrammes).

 

-aux enfants ou adultes porteurs de surdité.

 

-aux enfants avec un trouble de déglutition (mauvais placement de langue).

 

-aux enfants avec trouble de l’apprentissage du langage écrit (dyslexie, dysorthographie) et/ou logico-mathématique (dyscalculie).

 

-aux personnes souffrant du bégaiement.

 

-aux adultes souffrant d’une atteinte cérébrale (de type AVC, traumatisme crânien…) qui entraine un trouble du langage et/ de la communication (aphasie, dysarthrie…) ou de déglutition (dysphagie).

 

-aux patients ayant subi une opération laryngée (suite à un cancer par exemple) pour l’apprentissage de la voix oesophagienne, l’utilisation de prothèses vocales, ou avec une atteinte de l’appareil phonoatoire (nodules, aphonie…)

 

-aux patients souffrant d’une pathologie neuro-dégénérative (maladie d’Alzheimer, démences, sclérose en plaques…) qui entraine un trouble du langage et/ de la communication / de la déglutition.

 

 

 

COMMENT SE PASSE UNE PRISE EN CHARGE ORTHOPHONIQUE ?

 

La prise en charge commence toujours par un temps de bilan : c’est souvent le premier contact entre le patient, sa famille et le thérapeute. Ce temps commence en général par une anamnèse (recueil d’informations sur le patient, ses difficultés, sa demande). Ensuite, l’orthophoniste propose la passation de plusieurs tests étalonnés, en fonction de la plainte du patient. Cela permet d’obtenir des données sur les compétences et les difficultés du patient, données qui sont comparées à la norme et permettent de poser un diagnostic.

 

En fonction des éléments mis à jour dans ce bilan, et avec l’accord du patient, l’orthophoniste peut proposer une prise en charge. Le nombre de séances est défini par une NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels). L’orthophoniste peut aussi différer sa prise en charge, et orienter le patient vers un autre professionnel (médecin ORL, psychologue…) si cela lui semble nécessaire.

La durée d’une prise en charge est très variable d’un patient à l’autre : elle dépend de son investissement, de la demande du patient, de la sévérité du trouble…

 

 

 

QUELQUES OUVRAGES DE REFERENCE

 

Boysson-Bardies, (1996), O. Jacob, Paris, Comment la parole vient aux enfants

Narbonna, Chevrié-Muller (2007) Masson Le langage de l’enfant : aspects normaux et pathologiques

Kail, Fayol, (2000) L’acquisition du langage

Deheanne, Les neurones de la lecture

M. Habib, (1997), Solal, Dyslexie, le cerveau singulier

 

Sites internet :

-site de la FNO (Fédération Nationale des Orthophonistes)

-www.orthophonie.fr

 

 



Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Philippe Scialom

Site créé avec 1&1 MyWebsite.