Philippe Scialom - Psychologue Psychothérapie - Psychologie - Psychanalyse - Psychomotricité Enseignement - Cours - Articles - Guidance - Informations - Aides Parents - Enfants - Ados - Etudiants
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INFOS PARENTS

Les questions que l'on se pose :

 

Comment savoir si son enfant relève d'une psychothérapie ou d'un autre type de soutien ? A quel professionnel s'adresser ? Comment trouver le bon interlocuteur ? Comment se déroule un rendez-vous chez le psychologue ? Risque-t-on de devenir dépendant ? Est-ce dangereux ? Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, pédopsychiatre, quelles différences ?

Ces questions sont légitimes pour les non-initiés qui approchent pour la première fois la planète " psy ". Peu de psychanalystes ont essayé de faire connaître simplement leur travail, comme Françoise Dolto. Elle a été accusée de vulgarisation et critiquée pour cela par ses pairs. Nous sommes confrontés aujourd'hui à une profusion d'approches parmi lesquelles il est nécessaire de se repérer. La psychologie est un domaine large et complexe. S'adressant à la nature humaine, elle ne peut donc pas s'appliquer de la même manière à chacun. La profession demande beaucoup d'adaptabilité à celui qui l'exerce. Caractéristique essentielle du psychologue, la qualité de sa relation et de son écoute dépend de sa formation, de son expérience et de sa personnalité. Lui demander son avis aide à se faire sa propre idée sur la nécessité de poursuivre une ou l'autre aide.

Ph. S.

 

FAUT-IL CONSULTER UN PSYCHOLOGUE SEULEMENT POUR UNE INQUIETUDE ?

Nous souhaitons attirer l'attention sur l'intérêt de la prévention:

La solitude parentale, qui prévaut dans notre société, nécessite de rencontrer des interlocuteurs. Echanger des idées, même les plus banales et parler de ses inquiétudes évite des pièges qui auraient pu se refermer sur un silence. Il ne faut pas hésiter à consulter et à prendre conseil. Il se peut que les enseignants ou le pédiatre aient tendance à banaliser les craintes des parents, souvent à juste titre, mais parfois par manque de temps ou parce qu'elles portent sur un problème méconnu ou jugé non prioritaire. L'inquiétude sera alors attribuée à de l'anxiété parentale qui, rappelons-le, fait partie de leur rôle en mobilisant leur vigilance. Parfois, c'est le conjoint lui-même qui évacue ou rationalise le problème qu'il trouve secondaire et la plupart du temps, la mère est seule à le gérer.

Ph. S.

C'est au psychologue, au thérapeute d'écouter d'une oreille psychanalytique ces " petits ressentis ", que seuls les parents peuvent mesurer comme alarmant, mais qui sont aussi parfois signalés par d'autres intervenants. Il est toujours essentiel d'écouter ce que les mères, en particulier, ressentent et savent exprimer et de les aider à prendre un peu de distance avec leur enfant. C'est ce recul qui manque souvent aux parents et empêche même parfois de voir que l'enfant est bien. Les consultations, de plus en plus nombreuses, au cours desquelles les parents osent afficher leur inquiétude et où tout va bien, font partie de celles que je préfère. Elles donnent parfois lieu à quelques rendez-vous espacés. Leurs préoccupations proviennent souvent de mauvaises interprétations de comportements tout à fait normaux. Les pièges prêts à se refermer sont alors faciles à éviter. Il a suffit de prendre le temps d'un échange approfondi !

Il ne s'agit pas d'encourager la surconsommation " psy ", cependant les neuf dixièmes des consultations concernent des enfants dont les troubles scolaires ou comportementaux auraient pu être évités plus vite et plus tôt dans leur petite enfance. La souffrance les envahit, prend des formes variées et se répercute sur toute la dynamique familiale. Alors, pourquoi attendre pour consulter et prendre le risque de complications ?

" Ça va passer, ce n'est pas important, c'est un enfant, il est encore jeune... ".

Le plus souvent, les parents ne consultent pas assez tôt par méconnaissance des enjeux et des moyens de régler le problème. Quand ils sont bien informés, ils passent généralement au dessus de leurs considérations personnelles et de leur amour-propre.

Il faut savoir que les petits problèmes avant six ans trouvent une solution rapide avec une aide adaptée et précoce. En général, il s'agit d'étapes à franchir ou de petits réajustements relationnels. Quand la difficulté est plus profonde, intervenir tôt permet d'interrompre cette cascade de problèmes enchevêtrés. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le psychologue est avant tout un interlocuteur privilégié, à la disposition des parents qui se posent simplement des questions, même en dehors de toute pathologie. Son éclairage neuf peut aider à prendre des décisions. Lorsqu'il s'agit d'annoncer des nouvelles tristes, une séparation ou de décider un redoublement, le psychologue apporte une analyse différente, plus globale. Il représente avec plus de distance les intérêts conscients et inconscients de l'enfant, qui varient beaucoup d'un âge à l'autre. Le psychologue est aussi un bon médiateur quand le dialogue est coupé entre les parents et l'enfant.

 

Pourquoi certains parents pensent-ils ainsi ? Peut-être par amour-propre, par manque d'énergie, par peur de se remettre en question ou parce qu'ils n'évaluent pas les conséquences possibles de la situation. Parfois, ils évitent un désaccord dans le couple. Il arrive aussi qu'ils aient déjà eu une mauvaise expérience avec des psychologues, ou craignent d'être mis en accusation par des professionnels maladroits ou incompétents.

PH. S.

Et s'il faut consulter ?

 

Face à la difficulté, vous serez peut-être tenté de privilégier l'aide technique directe, concrète, immédiate, le "comment" remettre rapidement votre enfant sur des rails scolaires; de vous précipiter chez l'orthophoniste pour qu'il apprenne à lire vite fait bien fait. Parfois, ça marche, certaines difficultés de lecture se guérissent en 6 mois grâce à une orthophoniste seule. Mais quelquefois, c'est un mauvais raisonnement et une mauvaise économie de laisser le problème aux mains d'un seul spécialiste ou d'un seul rééducateur en excluant les autres. L'avis du psychologue mérite parfois d'être complété par celui d'un psychomotricien, le traitement médicamenteux prescrit par un pédopsychiatre (pour un vrai hyperactif par exemple), mérite d'être complété par une aide psychologique. Une ou deux autres consultations éclaireront le "pourquoi" du problème, le diagnostic et le traitement. Si un enfant est tout d'un coup perdu en orthographe en 4è, et si en plus sa mère est dépressive et son père absent, l'indication ne saurait être l'orthophoniste seule. Un collégien sèche les cours? S'il fume du H chaque matin, si son père a fait une tentative de suicide au travail, son mal vient peut-être de plus loin qu'un simple décrochage d'adolescent.

Effectuer à la fois les trois bilans psychologique, psychomoteur et orthophonique peut vous donner l'impression de perdre du temps au début, puisqu'on ne "travaille" pas pour l'instant spécifiquement sur le problème lecture, mais cela vous fera gagner du temps ensuite en évitant les fausses pistes. Ces bilans permettront d'affiner le diagnostic et de décider quelle est la meilleure association thérapeutique. Dîtes-vous aussi qu'un psychologue, psychomotricien ou orthophoniste compétent n'est pas qu'un technicien du test! Il est déjà " thérapeutique" dès les premières rencontres avec l'enfant, il lui apporte quelque chose et l'aide déjà directement.

Les rendez-vous de diagnostic, mêmes pluriels, ne sont pas une perte de temps ni une dispersion. Au contraire ils ont souvent un effet sédatif, d'une part parce que l'enfant se sent compris. On a remarqué sa souffrance, on croit dans son angoisse et qu'il comprend peut-être lui-même un peu mieux ce qui lui arrive. Les symptômes d'angoisse peuvent s'apaiser rapidement si la situation est dédramatisée et bien prise en main, même s'il reste un petit travail de fond à effectuer avec un psychanalyste pour que le changement soit durable.

Le ou les bons thérapeutes enfin trouvés, vous vous engagez peut-être dans un chemin au long cours qui nécessitera pour votre enfant et vous du temps, de la patience. N'infligez pas à votre petit écolier plus de 3 séances de rééducations diverses et variées par semaine! Tenez compte de la saturation de sa fatigue, entendez-vous avec les spécialistes pour lui ménager des pauses thérapeutiques ou alterner tous les quinze jours...

Et même si vous ne l'accompagnez pas chaque fois aux rendez-vous, ne perdez pas contact avec le psy. Il ne s'agit pas de surveiller son travail mais de mais garder un œil sur la prise en charge, en l'appelant au moins au téléphone de temps en temps.

PH. S. ET F. D.

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